Macédoine grecque, le pays réel !
Autotours en Macédoine
- De mars à novembre
Groupes de 2 à 6 personnes
De six à dix journées complètes
Départs généralement d’Athènes
L’inattendu d‘une expérience
La Macédoine est cette terre grecque, à la fois mystérieuse et plurielle, au carrefour de l’histoire, des civilisations et des empires: Macédonien, Hellénistique, Romain, Byzantin et Ottoman.
Pays de Philippe II et d’Alexandre le Grand, ce territoire d’une nature majestueuse, est autant riche de vestiges, comme de surprises.

Nous partons ainsi à la rencontre de la multitude des civilisations, lesquelles ont coexisté… tant bien que mal pendant des siècles, dans cette région carrefour des Balkans.
Notons que sa capitale Thessalonique, avait été la deuxième ville-Reine après Constantinople, durant les mille ans qu’a duré l’Empire Romain d’Orient, celui que l’on nomme d’ailleurs souvent, Byzantin.

Nous découvrons à l’occasion le territoire le plus balkanique de la Grèce, à la beauté séductrice au dire des initiés, avec ses contrées aux forêts denses et aux villages encore largement traditionnels, ainsi qu’aux belles et longues plages et aux montagnes enneigées en hiver.
C’est une expérience unique à travers les traces des civilisations qui ont bâti l’histoire, jusqu’aux réalités humaines actuelles, tant étroitement liées à leur milieu naturel il y a tout juste quelques années, et parfois même encore de notre temps.
Une Grèce “de l’intérieur”, mystique et… gastronome
Nous partons d’Athènes pour atteindre notre première étape dans l’après-midi, Litóchoro, bourgade située sous le Mont Olympe, la plus haute montagne de la Grèce et son Parc National d’une beauté naturelle exceptionnelle.
L’inattendu s’offre au visiteur dès son entrée en matière par le Mont Olympe, puis devant les tombes royales Macédoniennes, dont celle attribuée à Philippe II, ou encore, à la découverte de l’École d’Aristote entre mille et un arbres fruitiers.

Nous découvrons, à près d’une demi-heure de route de Litóchoro, le Parc archéologique et son site naturel homonyme de Díon, s’agissant de la grande cité sacrée des Macédoniens durant l’Antiquité.
Ensuite, nous atteignons le site proche de Vergína, Aigaí des Anciens, la première capitale du royaume de Macédoine, le site est classé au patrimoine mondial par l’Unesco pour son célèbre cimetière royal.
Nous poursuivons par la révélation de la région, en commençant par les villes de Véria et de Náoussa, à leur émouvant parc historique de l’École d’Aristote.

La géologie produit ici des effets surprenants. Sources, torrents et chutes d’eau animent un peu partout le paysage, même en ville.
Puis, nous atteignons la contrée de Sidirókastro plus au nord, pour savourer la splendeur de la région. Nous pénétrons ainsi le terroir du Lac Kerkíni et de son parc naturel, pour explorer son écosystème, si besoin en embarcation, emmenés par les pêcheurs locaux.
Ils sont en ces lieux nos guides inestimables, y compris pour cultiver des relations authentiques, tout en nous délivrant les “secrets” de leur biotope, car déjà, ils connaissent à fond la vie des oiseux en cette grande réserve naturelle que constitue le lac, ce qui leur permet de maintenir leurs entreprises de pêche à flot… par les temps qui courent.

Nous visitons entre autres lieux insolites, le Monastère Orthodoxe féminin proche, à l’architecture inspirée du Mont Athos. Les Balkans comme peut-être on les imagine, étonnants et accueillants, s’offrent alors à notre regard.
Nous allons sinon admirer l’une après l’autre, les beautés du Lac Kerkíni et d’abord ses… buffles. Un élevage menacé il faut dire par la… modernité de la crise grecque et par la fuite des jeunes vers les grandes villes, à commencer par Thessalonique qui ne se situe guère loin.
Et au fil des discussions avec les habitants, les petites, comme la grande histoire de leurs villages et en somme du pays grec entier, reviennent… souvent “à la charge”. Car, en ces paysages naturels superbes, les populations ont été, il faut le préciser, sensiblement marquées par les guerres balkaniques et mondiales du siècle passé.

Nous découvrons à ce propos les surprenants forts de la ligne Metaxás, ouvrages construits le long de la frontière gréco-bulgare, dont le fort Roúpel, lieu de mémoire de la Deuxième guerre mondiale.
De même que le fort Istibey et son Musée militaire non loin de la gare historique de Vyrónia, car c’est dans cette gare qu’était établi l’état-major grec pendant la Deuxième Guerre balkanique, de juin à juillet 1913.
Istibey, lequel avec le Fort Roupel constituent deux points de référence important pour l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Grèce depuis l’implication de l’Allemagne sur le terrain des opérations.

Installé au sein des fortifications, son musée présente une étonnante collection d’objets dont des armes individuelles de l’époque, ainsi que le moteur et d’autres pièces d’un avion de la Luftwaffe abattu par ses défenseurs.
Le tout, au magnifique spectacle naturel entre les monts Belès et les montagnes du Rhodope, qu’emprunte le fleuve Strymón.
Une histoire et sa mémoire alors revisitées que nous ne manquerons pas d’évoquer, s’agissant des événements marquants durant les deux Guerres mondiales en terre macédonienne; voir également sur ce site, nos parcours thématiques sur les lieux de mémoire.

Sans manquer non plus à notre rencontre… inéluctable avec la gastronomie locale, faisant partie intégrante du panorama au goût… bien macédonien.
Pour le voyageur c’est une révélation, s’agissant de son initiation à la cuisine des lieux, en partie liée à l’élevage des buffles d’eau, aux bords du Lac Kerkíni. La Macédoine “vraie de vraie”, au besoin succulente !
Puis, souhaitant approfondir notre parcours dans le temps, nous pouvons à moins de deux heures de route depuis le Lac Kerkíni, nous rendre au nord de la ville de Kavála, à Philippes, cité antique fondée par Philippe II de Macédoine en 356 av. J.-C., l’un des rois les plus puissants de la Grèce de l’Antiquité.

C’est également le champ d’une bataille romaine décisive, quand en septembre – octobre 42 av. J.-C., les Triumvirs Octave et Antoine, ont vaincu les Républicains Brutus et Cassius.
Enfin, c’est en ces lieux même, où se rendit l’un des apôtres les plus importants des débuts du Christianisme… l’apôtre Paul, et qui fonda ici la première église chrétienne en Europe, en l’an 50.
Terre humaine
Autre possibilité qui s’offre à nous, visiter la ville de Kavála, formée en quelque sorte… en fusions inattendues, entre l’histoire et la vie d’aujourd’hui, avec ses monuments architecturaux, sa forteresse, ses sites archéologiques, ses musées et ses plages.
“Dissimulée” on dirait, au nord-est de la Grèce, cette ville côtière, qui mêle sans effort Orient et Occident, résume alors de manière palpable ses 2500 ans d’histoire.

Nous proposons naturellement, la possibilité de visiter la ville de Thessalonique, dont l’éventail d’expériences, est à l’image de l’histoire et de la vie d’une cité qui a tant à raconter !
Une ville chaleureuse, culturelle, généreuse et innovatrice, on dirait même sans égal à travers tout l’espace hellénique, Thessalonique est en somme… un livre ouvert d’histoire et de civilisations, allant de l’Antiquité à nos jours sans la moindre interruption.
Ceci, contrairement par exemple à Athènes, ayant complètement périclité durant plus de cinq siècles, entre la fin de l’Antiquité tardive et le XIXe siècle, quand elle devient la capitale de la nouvelle Grèce.

Dans tous les coins de rue à Thessalonique, on découvre les traces de son passé, en cette grande agglomération portuaire du Nord grec et capitale balkanique de la Macédoine géographique.
Cette cité, constitue comme on sait depuis plus de deux mille ans, le point de rencontre de cultures différentes, voire parfois concurrentes ou même opposées.
En somme, la… grande histoire à travers toutes ces vies ballottées au gré des guerres et qui sont… les vraies tragédies humaines, avalées comme on dit par le destin de la ville.

Tout y est donc à Thessalonique au fil des siècles, les dynasties des Grecs Macédoniens, les voyageurs, les marchands, les Romains, les Juifs, les Ottomans, les Grecs originaires d’Asie Mineure ou des Balkans.
Sans oublier les alliés et… les ennemis, les conquérants, autrement-dit, plus près de notre temps présent, les troupes de l’Armée d’Orient durant la Grande Guerre… tous ceux “promeneurs ” tragiques qui sont passés par la plus grande ville macédonienne, ayant laissé la trace de leur culture, et à défaut, leurs monuments commémoratifs, puis parfois même… leurs corps.

Comme au camp de Zeïtenlick de la Grande Guerre et de l’Armée d’Orient. Ce lieu est désormais une nécropole militaire dont le cimetière, créé en 1916, est une vaste étendue de tombes alignées où plus de 8000 poilus d’Orient reposent dans ces lieux étendus sur 35 hectares.
Puis, nous ne manquerons pas que de découvrir la ville…. vivante, déambulant entre autres dans le quartier pavé de Ladádika, un exemple exceptionnel de restauration de vieux bâtiments empli de restaurants et de cafés, sans oublier la Tour Blanche, monument emblématique de Thessalonique qui s’élève au front de mer.

Et nous pouvons naturellement visiter le Musée Archéologique, de même que le Musée de la Civilisation Byzantine, tout comme bien entendu, tant d’autres petits musées… aux grandes révélations.
De même que la plus vieille et authentique partie de Thessalonique, les ruelles de la Haute Ville, avec ses châteaux, ses monuments ottomans et byzantins, à l’instar du monastère Vlatádon et des églises qui l’entourent en quelque sorte.

Ainsi comblés, nous mettons le cap vers le sud pour atteindre Platamónas, sous le Mont Olympe. L’occasion de profiter de la longue plage en mer Égée, en route vers Athènes.
Au cœur de la Macédoine, la Grèce confidentielle !


