Le Magne

Plein sud

  • De mars à novembre
    Groupes de 2 à 6 personnes
    Cinq à dix journées complètes
    Journées qui peuvent s’ajouter à notre offre de circuits en Péloponnèse N-E

Le terroir en prime

Le Péloponnèse du sud et d’abord le Magne, correspondent incontestablement aux stéréotypes en vogue pour ce qui est du voyage en Grèce. Et pourtant…

Sans rien ôter à la beauté des sites et des lieux, avec “Grèce Autrement” vous découvrez ces contrées sous un regard bien étonnant, pour tout dire, à la fois ethnographique et historique.

C’est un circuit complet de 5 à 10 jours, à ne pas manquer, de préférence de mars à novembre. Plein sud donc !

Ces autotours à la carte, essentiellement réalisés à travers le Magne, incluent ainsi possiblement et suivant vos envies, Sparte, la cité médiévale de Mystrá, ainsi que le rochet fortifié de Monemvasiá.

Sur notre chemin, nous pouvons même visiter tant de beaux musées locaux; ils exposent précisément ce qui subsiste encore de ce pays millénaire.

Ceci, à l’instar du Musée de l’olive et de l’huile grecque à Sparte, faisant voyager à travers la culture, l’histoire et la technologie de la production d’olives et de son huile en Grèce, de la préhistoire, au début du XXe siècle.

Sans enfin oublier que l’olive prend dès l’Antiquité, une dimension symbolique dans la mythologie, la religion, la morale et les coutumes des Grecs, ce qui reste alors valable jusqu’à nos jours.

Ce que nous pouvons d’ailleurs constater sitôt sur place, le plaisir et la gastronomie du terroir en prime, en visitant une ferme biologique aux alentours de Sparte.

Il faut dire que les olives ainsi que leur huile, y sont d’une autre saveur, le vrai bon pain et les figues de barbarie en plus.

Et pour ce qui est des légendes, qui plus est… ensoleillées, la ville médiévale du promontoire de Monemvasiá mérite notre détour, même s’il n’y a guère ici… de bien vrais habitants, hormis les gérants des cafés, des restaurants et des hôtels, en plus… des chats des lieux.

La majestueuse péninsule du Magne

Nous visitons naturellement Gýthio, bourgade qui se distingue par son dynamisme et sa couleur digne d’une île, embellie comme elle est par ses bâtiments néoclassiques.

C’est la capitale du Magne oriental, lieu mentionné déjà chez Homère, car d’après la mythologie, la Belle Hélène et Pâris son amoureux, y passèrent la nuit après leur fuite de Sparte, avant de rejoindre Troie.

Sur l’autre versant de la péninsule, notre base c’est bien Areópolis, très belle bourgade, en incontournable capitale de la région du Magne pour sa partie occidentale.

On y découvre des ruelles pavées historiques, de nombreuses maisons-tours traditionnelles du Magne, et en plus, on baigne dans l’histoire comme dans la culture locale subsistante. La plage proche, en plus !

Car à Areópolis, en dépit même du lustre du tourisme en période d’été, les Maniotes, certains d’entre eux en tout cas, n’oublient guère leurs ancêtres, ni leur histoire, à l’instar de Yórgos, éditeur, érudit et gérant de la librairie “Le Magne Insoumis” que nous visiterons à l’occasion.

Notons que pour les amateurs de lecture et sur tout un rayon, de nombreux livres… maniotes sont également proposés en anglais et en français.

Areópolis, revendique sinon l’honneur d’avoir été la première bourgade à brandir le drapeau de l’insurrection lors de la Guerre d’Indépendance grecque face aux occupants Ottomans, dès le 17 mars 1821, quand la tradition historiographique a officialisé la date du 25 mars, comme étant inaugurale de ce grand effort national pour l’ensemble de la Grèce.

Nos amis érudits locaux font justement remarquer, que contrairement à nos autres contrées helléniques, le Magne est la seule région dépourvue de traces de la présence des Turcs, et ceci pour une raison bien simple.

Les Ottomans n’ont jamais réussi à y mettre pied, et ceci durant près de cinq siècles d’Occupation sur les Balkans, comme partout ailleurs en Grèce.

Et cette mentalité… saute encore aux yeux, il faut dire à travers le spectacle des maisons fortifiées des Maniotes, certes souvent transformées en pensions près du littoral, tandis qu’en même temps, bon nombre parmi les villages fortifiés situés à l’intérieur de la péninsule sont abandonnés, ou sinon, ils sont pratiquement vides de leurs habitants de jadis.

Un saisissant décor de pierres aride se déploie alors sous vos yeux.

Nu, inhospitalier et néanmoins fascinant – comme à Váthia, ou plus au sud, autour du cap Ténare ou Ténaro en grec, aussi connu sous le nom de cap Matapan, à l’extrême sud de la péninsule du Magne.

C’est le point le plus méridional de la Grèce continentale que nous découvrons et donc de l’Europe, en dehors bien entendu des îles.

Lieux jadis craints, car considérés par les Anciens comme l’une des entrées des Enfers, Hadès.

Nous visitons à l’occasion les villages proches, ainsi que la baie de Porto Kágio, avec la possibilité d’y effectuer de la randonnée.

L’itinéraire le plus intéressant est sans aucun doute, celui qui amène à l’extrémité du cap Ténare, où se dresse le célèbre phare en pierre.

Le Magne Insoumis

La “Grèce Autrement”, c’est avant tout un voyage dans le temps, ainsi qu’à travers des paysages, voire, à travers des espaces humanisés, de ceux que l’on estime après tout oubliés depuis déjà un moment.

Plus précisément, il est question de respirer l’air du pays et son âme avec, ayant comme premier but que de faire le plein d’énergie et d’histoire.

Chemin faisant donc sur de petites routes à peine goudronnées, nous visitons entre autres Polyáravos, village alors de jadis, bâti sur une colline à une altitude de 840 mètres, sur la chaîne de montagnes du Taygète, au sud de Sparte.

Le nom original du lieu-dit était Polytzáravos, c’est-à-dire une terre riche en “tzára”, terme générique qui désigne de nombreuses plantes, tel le thym, la sauge, la bruyère, ou l’asphodèle.

Cependant, l’événement important en ces lieux, fut la bataille décisive de 1826 durant la Guerre d’Indépendance ou Révolution grecque, pour se libérer du joug des Turcs.

La bataille de Polyáravos a duré trois jours pour se terminer au 30 août 1826 du calendrier Julien. Elle a opposé, les habitants Maniotes côté grec, aux envahisseurs Arabes de l’armée d’Ibrahim Pacha côté ottoman.

Et comme la défaite des forces d’Ibrahim fut sévère, les Maniotes ont sitôt dénommé leur village Polyáravos et non plus Polytzáravos, ceci en l’honneur du lieu de mémoire, où de nombreux Arabes d’Ibrahim sont tombés au combat.

Nous visitons ainsi cette bourgade historique, abandonnée depuis près d’un demi-siècle; elle s’offre alors à notre regard sans le moindre… ornement touristique !

Notons que les maisons du village, en raison de l’épaisseur des murs et des matériaux de construction, étaient fort solides et comme partout dans le Magne, elles incarnent la marque architecturale du pays.

Ce sont ces admirables réalisations de l’art populaire et en même temps fortifications, témoignant justement de la cohésion ethnique particulière de la société Maniote.

Ces demeures étaient de ce fait, appelées “tours”, et à Polyáravos, leurs toits étaient couverts de dalles de pierre, car les tuiles étaient souvent emportées par le vent.

Aujourd’hui, aucune d’entre elles n’est habitée.

Le silence y règne, et en y montant à pied – en marche plutôt facile, près de deux siècles après la fameuse bataille, nous ne rencontrons que de l’histoire et peut-être bien… les âmes Maniotes de jadis.

L’air du pays et son âme avec !