La visite inattendue
- Groupes de 2 à 6 personnes
Deux journées complètes
Entre détente et immersion !
L’ancienne Trézène, à part la beauté évidente de son site, elle fut la cité natale de Thésée, ce qui n’est guère sans importance pour un endroit si paisible et cependant, largement ignoré des circuits archéologiques habituels.
De ce fait justement , elle se visite plutôt entre ses mythes et les traces de l’histoire, dont à proximité on découvre sinon entre autres curiosités, le fameux “Pont du Diable”… dans toute sa légende.

C’est autant un lieu de mémoire de la Révolution grecque de 1821. Car à proximité du site antique et sur le village désormais homonyme ayant été constitué plusieurs siècles plus tard, elle se tint l’Assemblée nationale dite “de Trézène” lors de la Guerre d’Indépendance grecque, en 1827.
Elle élut à la tête de la nouvelle Hellade, Ioánnis Kapodístrias, un grand homme d’État et autant diplomate internationalement reconnu… et qui fut hélas assassiné quatre ans plus tard à Nauplie.

Puis, nous visiterons le Monastère de Saint Dimitri, dit également “le Monastère de l’œuf”, avec sa vue incroyable du ravin et de la mer, intégré à la falaise.
Son emplacement en hauteur est relié au torrent de Rádos – sans eau en été, que nous traversons obligatoirement si nous voulons atteindre le monastère en partant de la côte.
Ou sinon, pour ne pas le traverser, il faut choisir le détour par le village de Peleí, déjà vraiment perdu… au-delà de l’asphalte !

Ce monastère renommé est l’un des nombreux trésors byzantins de la région. Ses moines ont prit une part active à la Révolution de 1821 et son site… fut alors incendié par les Turcs en 1825.
Abandonné depuis longtemps, il rouvrit après la libération du… petit pays hellène, mais fut dissous en 1833 sur décision des autorités de l’époque, sous la monarchie absolue du roi Othon, toute une histoire à se raconter entre nous…

Cependant, l’autre révélation de ce parcours, c’est la presqu’île de Methana aux villages de pêcheurs, puis son thermalisme et son volcan que l’on peut découvrir également en randonnée jusqu’à son cratère.
Entre mer et montagne, l’endroit est paisible, avec quelques commerces, tavernes et cafés, pour l’essentiel sur les bords de mer. Une atmosphère de village y règne, dans laquelle on reconnaît cette Grèce disons désuète du tourisme d’antan… en perdition !
Il faut d’emblée préciser que Methana, grâce à son volcan, fut un haut-lieu du thermalisme grec plutôt chic, mais il y a bien longtemps… entre les années 1920 à 1960.

C’est d’ailleurs les traces de ce passé que l’on apprécie en cette bourgade chef-lieu et homonyme à la presqu’île autour du port, tantôt à travers les anciens hôtels de luxe à l’abandon et pourtant classés monuments architecturaux, tantôt en y remarquant les nombreux commerces fermés depuis déjà un moment.
Bienvenue au pays de la Grèce authentique… avec ou sans tourisme, c’est selon ! Et dire que juste en face, l’île de Poros est une destination du tourisme de masse… surchargée en été.
Pourtant, les Methaniotes de la nouvelle génération, ceux qui demeurent encore en ces lieux en tout cas après l’exode rural… éternel, entendent faire revivre leur terroir, si possible au-delà d’un certain tourisme de plage, essentiellement grec et de mois d’août.

Il va de soi que l’attraction principale ici c’est le volcan, lequel d’ailleurs n’est pas éteint et qui surplombe les lieux, avant même de fertiliser cette rude terre à sa manière durant tant de siècles.
Ainsi des thermes… libres d’accès, dépositaires du souffre dégagé par le volcan complètent de façon éclatante le tableau.
Comme autant les fameux bains de Pausanias, ce voyageur infatigable, témoin précieux qui décrit la Grèce à l’époque romaine, quand il a testé le thermalisme en ces lieux pour nous… avec près de vingt siècles d’avance !

En haut du volcan, accessible par un sentier après une heure de marche – en réalité il s’agit du cratère principal parmi dix-sept autres – la vue est imprenable sur cette nature sauvage, et l’on remarque même une coulée de lave figée dans sa route vers la mer, depuis les temps anciens.
Une révélation, que les rares visiteurs avertis apprécient alors déjà sans modération, pendant que les habitants entendent développer chez eux un tourisme, que l’on dit et espère, responsable et écologique.

À son propos, notons qu’à partir les années 2010, des initiatives locales ont fait renaître certains anciens chemins muletiers, sous la forme des sentiers de randonnée en pleine nature, entre les différents villages.
Il va de soi que nous vous emmènerons alors pour le tour complet de la presqu’île, déjà à travers ses bourgades de pêcheurs, puis ses beaux villages et hameaux des hauteurs, désormais peu habités.

Le tout, sans oublier ses chapelles byzantines ainsi que les sites archéologiques confidentiels, car il faut préciser que “Grèce Autrement” connaît fort bien Methana et pour tout dire, même ses habitants.
Une autre manière de voir le Péloponnèse !


