De l’obscurité à la lumière
Autotours sur-mesure en Thessalie
- Groupes de 2 à 6 personnes
Journée complète, ou incluse dans nos offres de circuits thématiques et géographiques
Le tourisme dit noir (“Dark tourism”) intrigue. Il est décrit comme l’acte de voyager vers des sites qui sont associés à la mort, à la souffrance et au macabre.
Pourtant, il s’agit d’une pratique qui prend ses racines dans l’histoire et qui a connu, au cours des dernières décennies, un élargissement, y compris en Grèce.

Notre suggestion ici concerne les formes autant plus anciennes du tourisme noir, que l’on pense à la visite de champs de bataille ou de guerres, de cimetières, de lieux liés à la guerre et aux conflits, qu’aux lieux de mort ou de souffrance récente; voir également nos autres parcours sur les traces des Guerres Mondiales et de la Guerre Civile grecque, ainsi que sur les stigmates de la crise grecque.
Et singulièrement en Thessalie, nous reviendrons sur les lieux de deux parmi les pires accidents ferroviaires en Grèce, celui de Doxarás en 1971 et celui de Témpi en 2023.
Déjà, l’événementialité des deux catastrophes, a tant marqué les esprits et les mentalités pour ce qui concerne des faits pratiquement actuels, ainsi que leurs répercussions sur le présent et sur l’avenir.

Telle la petite bourgade de Doxarás, tristement célèbre de la sorte, suite à l’accident ferroviaire qu’a eu lieu à proximité sur l’unique voie à l’époque, très exactement au kilomètre 319 entre Thessalonique et Athènes.
L’époque d’ailleurs fut celle sous le régime des Colonels, quand dans l’après-midi neigeux du 16 janvier 1972, l’Acropolis-express reliant Munich à Athènes, a violemment percuté le train omnibus remontant le vieux pays dans le sens inverse, d’Athènes à Thessalonique.
Le bilan du terrible choc fut celui des 21 victimes et de bien nombreux blessés.
Comprendre les mentalités, saisir le pays réel grec
Car, répétons-le, ces faits tragiques, à travers tout l’hommage que nous rendons d’abord aux victimes, nous intéressent ici, étant donné qu’ils permettent de mieux éclairer les visiteurs réfléchis de la Grèce, quant à la formation et l’évolution des mentalités du peuple grec, ayant comme catalyseurs de telles catastrophes justement, un processus d’ailleurs toujours en devenir.

Ainsi actuellement, depuis le terrible accident ferroviaire de Thessalie en février 2023, voilà alors que cet “accident” s’avère en somme révélateur d’une présumée “criminalité politique” visiblement même… de haut rang, d’après les mentalités en cours de cristallisation, on dirait plutôt accélérée.
Ce qui, espérons-le, fera possiblement évoluer la situation du pays… dans le bon sens.
Notons également à ce propos, que suite toujours… à ce drame de 2023, le pouvoir en place lequel pour l’instant se maintien, aurait ordonné la destruction d’une partie des preuves de l’accident du 28 février.

Et depuis, la société civile du pays se mobilise autour des familles des 57 victimes – pratiquement tous, jeunes et étudiants – quand plusieurs centaines de milliers de Grecs manifestent et exigent la vérité… et que justice soit enfin faite.
Lieux de mémoire, matière à réflexion…
Ainsi, aux yeux des historiens, ces “lieux de mémoire” peuvent sous certaines conditions constituer des événements “clusters” faisant évoluer les mentalités, voire, les pratiques du politique.
C’est autant en ce sens que nous proposons notre analyse et nos lumières, dont notre guidage sur place, envers tous ceux pour qui, la Grèce qu’ils entendent réellement découvrir, est certainement davantage, que les maisons insulaires blanchies à la chaux… parfaites comme aux cartes postales, les stations balnéaires branchées jusqu’au Cap Sounion, ou encore même l’Acropole.

Preuve, s’il en faut, que la mémoire des lieux est souvent plus solide que ne le sont les lieux eux-mêmes.
C’est exactement ce que nous pouvons vérifier lors de nos parcours en Thessalie profonde, région encore une fois complètement ignorée des touristes, et parfois même… oubliée des siens.
L’émotion constructive pour un parcours unique !


